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Dans l'arène des NAO (Négociation Annuelle Obligatoire), on observe souvent un paradoxe : une entreprise qui affiche dans tous les médias une santé de fer, mais une direction qui "verrouille" ses budgets au maximum.

Pourtant, l'issue ne peut être que le compromis !

Voici pourquoi c'est un exercice d'équilibriste plutôt qu'un simple rapport de force.

> La "prudence" de la direction face aux résultats
Même avec des voyants au vert, une direction cherche souvent à céder le moins possible sur les salaires. Sa hantise ? Transformer un profit qui peut être exceptionnel en charge fixe permanente. C'est là que le bras de fer commence : comment redistribuer sans hypothéquer la flexibilité future ?

> La maturité syndicale : l'intelligence du terrain
Ici intervient la maturité de certains partenaires sociaux !  Savoir négocier, c'est comprendre que le conflit est rarement rentable pour le salarié :
  Une grève, c'est une perte de salaire immédiate difficile à rattraper.
  Un blocage total, c'est fragiliser l'outil de travail.
Le compromis consiste à obtenir le "mieux" possible (mixant fixe et primes) pour sécuriser des avancées concrètes sans rompre le fil.

> Le "Plan B" : Les leviers de déblocage
Quand l’augmentation du salaire de base bloque, le compromis se niche dans les outils de partage de la valeur. C'est ici que la négociation devient créative pour sortir de l'impasse :
La PPV (Prime de Partage de la Valeur) : Un outil souple pour redistribuer immédiatement les profits records sans alourdir la structure de coûts fixe.
L'Intéressement : Il lie directement la performance de l'entreprise au portefeuille des salariés. C'est le signal fort : "si l'entreprise gagne, tout le monde gagne". Il est défini par un accord mais la direction augmenter l’abondement en cas de conservation par le salarié.
Les périphériques : Tickets resto, mutuelle, dotation au CSE... des gains de pouvoir d'achat réels qui facilitent la signature.

> La préservation du lien social : le capital invisible
Au-delà des chiffres, la NAO est le baromètre de la confiance. Une direction trop rigide face à des profits historiques crée une frustration toxique.
À l'inverse, un accord de compromis valide l'effort collectif et préserve le climat social, indispensable pour que les équipes restent engagées le lendemain de la signature.

> En résumé ?
Le compromis n'est pas une demi-victoire, c'est une victoire stratégique. C’est le point d'équilibre où la direction accepte de partager la richesse et où les représentants des salariés sécurisent le présent sans sacrifier l'avenir.

Négocier, ce n’est pas céder. C’est converger !

Un "bon" accord de NAO est souvent celui où chaque partie repart avec un sentiment de frustration partagée... mais l’espoir d'avoir préservé l'essentiel : l'avenir commun.

NAO : pourquoi le compromis
est la seule issue possible !